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L’immeuble Deneux (1910-13)

Rue Belliard

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L’immeuble Deneux, vu de la rue Leibniz

C’est le long d’un tronçon à ciel ouvert de la petite ceinture, en bordure de la rue Belliard, que l’architecte Henri Deneux (1874-1969) construisit, pour son propre usage, un immeuble aux façades entièrement recouvertes de grès flammés colorés.

Formé à Reims, sa ville natale, Deneux fréquenta l’agence Edouard Thiérot et Margolin, avant de s’établir à Paris, où il travailla auprès de Sainte-Anne Auguste Louzier (1848-1925). Dans la capitale, il suivit également l’enseignement de l’architecte de l’église Saint-Jean de Montmartre, Anatole de Baudot : l’immeuble de la rue Belliard rappelle justement qu’il fut l’un de ses disciples.

En 1905, Deneux réussit brillamment le concours d’architecte en chef des Monuments historiques et se fit ensuite connaître en qualité de restaurateur, en particulier d’édifices religieux, à Paris, dans plusieurs départements et surtout à Reims, où il œuvra à la consolidation de la cathédrale. Deneux est aussi connu pour avoir été le premier historien français de la charpente.

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La façade principale

Bâti sur une parcelle triangulaire, à l’angle de la rue des Tennis, l’immeuble Deneux comprend quatre étages divisés en appartements, avec un toit-terrasse étanche agrémenté de plantations. Sur l’exemple d’Anatole de Baudot, l’architecte a employé des matériaux contemporains et un mode de construction de son temps : le ciment armé et les briques enfilés du système Cottancin, que De Baudot avait utilisé dans la construction de l’église Saint-Jean.

Sensible aux questions hygiéniques soulevées par les architectes modernistes, Deneux privilégia les bow-windows, afin de favoriser une lumière abondante dans chaque appartement. Il veilla également à l’installation d’équipements sanitaires. Henri Deneux occupa l’appartement de l’étage supérieur et mit les autres logements en location.

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Les grès flammés du soubassement

Les carreaux de grès colorés des façades de l’immeuble Deneux, produits par les céramistes Alphonse Gentil et Eugène Bourdet, sont disposés selon deux ordres différents : le soubassement est décoré d’un damier de carreaux bleu roi, turquoise ou ocre, séparés par des pastilles fixées sur le ciment brut ; alors que la partie supérieure des murs porte des carreaux de couleur beige disposés en étoile, agrémentés de poinçons en fort relief. Les montants, qui s’élèvent jusqu’au toit-terrasse, sont soulignés de carreaux bleu roi et de pastilles jaunes.

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   Le tympan de la porte d’entrée

Sur l’exemple des architectes du Moyen-âge, mais aussi sur celui des architectes-restaurateurs du XIXe siècle, qui prêtaient volontiers leurs traits à une figure du décor sculpté des monuments dont ils avaient la charge, Henri Deneux se fit représenter à sa table de travail, sur un grand panneau de céramique placé sur le tympan de la porte d’entrée de l’immeuble de la rue Belliard.

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